Où vais-je ?
Trouvé par un pèlerin drômois dans un gîte à Eauze: dessin de Roger Widenrocher


Rue des pèlerins au Puy-en-Velay
Photo Gérard Eudes


Pèlerins illuminés.

Un pèlerin en marche vers Santiago.

Il avance sur un chemin en contrebas d’une route et de plus en plus péniblement, car il a beaucoup plu ces jours derniers.

A un moment, il s’enfonce à mi-mollet dans la boue, n’arrive pas à se dégager.
Passe une voiture de pompiers sur la route : "tout va bien" demandent-ils ?
"Oui, oui", répond le pèlerin.

Un quart d’heure plus tard, ils repassent au même endroit : le pèlerin est enfoncé dans la boue jusqu’à mi-corps : "avez-vous besoin d’aide ?" demandent-ils.
"Non, non", répond le pèlerin.

Une demi-heure plus tard, seule la tête du pèlerin émerge de la boue : "n’avez-vous vraiment pas besoin d’aide ?" redemandent les pompiers.
"Non, non" répond-il à nouveau.

Une heure plus tard, le pèlerin arrive aux Portes du Paradis.
Accueilli par Saint-Jacques, il lui dit : "tout de même, vous auriez pu m’aider tandis que je m’enfonçais de plus en plus dans la boue du chemin. Les traditions se perdent ! "

Et Saint-Jacques de lui répondre :
"Amigo peregrino, par trois fois, je t’ai envoyé les pompiers !!"